Jour 13: De Morombe à Andavadoaka
Aujourd’hui 45km à effectuer et 3h de pistes variées parfois caillouteuses, à travers la mangrove, les champs de canne à sucre, le sable des cours d'eau à sec et les belles étendues comparables à des terrains de golfe.
Nous croisons de petits villages dispersés le long de la piste, près des forêts ou en bord de côte.
Des Baobabs dressent leur magnifique tête couronnée au bord de la piste, comme souvent le long de cette côte ouest. On s'arrête pour la pose en se sentant bien petits devant une telle force de la nature.
De l'autre côté du chemin se reflétant dans les eaux du lac une forêt de baobabs bouteilles.
Toujours étonnés par la variété de leurs silhouettes nous assistons au défilé de leurs formes tarabiscotées.
Il n’y a pas que Papouse pour venir se poser sur les branches, ce faucon crécerelle et...
... aussi ces petits oiseaux au plumage noir et blanc profitant de l'hospitalité des Baobabs
Les Coucals Malagasy sont plus attirés par les feuillus.
Nous voilà arrivés à notre étape du jour Andavadoaka dont le nom signifie "pierre percée".
Le "Manga Lodge"
Le propriétaire, un géologue français en retraite. Il venait régulièrement se détendre dans ce joli coin perdu pendant ses années de travail pour l'exploitation des mines à Madagascar. Il fini par considérer que cet endroit pourrait être un lieu d'accueil pour consolider ses liens familiaux comme un bon placement pour ses enfants. IL y fait des aménagements et y réside à l'année.
Héritiers d'un passé colonial.
Son accueil fut à la limite de l'acceptable à l'encontre de nos guides, ne leur adressant pas la parole pour l'installation ou le règlement, des propos désobligeants pour savoir ou loger "On va les mettre dans les bungalows à part" dit-il en s'adressant uniquement à nous. Notre guide l'informe gentiment que c'est avec lui qu'il doit discuter de l'organisation mettant à un moment pas très agréable. Le soir nous sommes bien sûr que tous les deux à être convié à l'apéritif d'accueil du soir.
On aura quelques clés pour comprendre son attitude aux relents racistes lors de ses confidences sur son histoire, le soir autour du rhum apéritif. Sa jeunesse en Algérie, pied noir obligé de quitter son pays, son passé de bourlingueur avec son métier qui l’a amené au quatre coins du monde. Mais rien qui justifie à nos yeux ce comportement retrouvé malheureusement chez beaucoup d'expatriés héritiers d'un passé colonial.
Pas un chat à la ronde et cette jolie crique, piscine à notre seule disposition, baignade obligatoire après la matinée de piste et avant d'aller déjeuner.
Il y a peu d'endroits ou déjeuner dans le village. Heureusement en cherchant un peu on atterrit chez Christelle, la gargote qui sert de cantine aux jeunes gens qui officient à côté, sur le site d'une ONG "Blue Origin" spécialisée dans la préservation des espaces marins. Les ONG sont partout à Madagascar.
Repas de poissons grillés, de crevettes et de l'incontournable riz, le tout accompagné de la bière locale, un régal.
Connaissant mon goût pour les couchers de soleil, les garçons m’ont proposé de retourner à la forêt de baobabs, je n'ai pas été déçu.
Pendant qu'Alain scrute celui qui se déroule sur la plage.
Ce soir une belle lune ronde éclaire notre retour au gîte.

















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