10 mai 2022

8 et 9 Mai La cascade, fin de la descente Tsiribihina et les 110 km de piste pour Bekopaka

Jour 6 et 7: Les matins calme, la féérie des couleurs, les énergies du fleuve

Au petit matin du 8 mai au 3ème jour de notre navigation, au sortir de la tente, le cadre d'un tableau magique de toutes les beautés sauvages du fleuve. Le lever de soleil fait apparaître sur un écran de végétation, une brume qui s'élève de la plaine de sable, magie d'ombres et de couleurs, comme la respiration de la terre et de l'eau.

Peu après le lever quelques tours d'hélice pour nous déposer à l'entrée du chemin qui mène à la grande cascade.

Le chemin débute par une petite ascension à travers la forêt sous le regard de lémuriens fauves, notre première rencontre avec l'animal emblématique de Madagascar.

Un bain nature dans les eaux turquoises de la cascade d'Anosnampela, 

Le long du chemin nous scrutons les détails de la magnifique toile déployée entre deux arbres par l'imposante l'araignée Néphile avant de prendre un bain au pied de la chute, la toilette du matin dans le bassin naturel aux eaux turquoises.

Le fleuve voie de circulation et ressource de vie.

Nous ne sommes pas les seuls à naviguer sur le fleuve, les habitants des rives circulent dans des "bateaux taxis" qui tombent souvent en panne comme celui qui s'est amarré près de notre chaland hier soir et dont les passagers ont sans doute passé une nuit inconfortable à bord.

Le fleuve c'est surtout une source de vie pour se nourrir avec la pêche, cultiver l'indispensable riz, mais aussi faire la toilette, laver le linge ou la vaisselle.


Ici on cultive le riz près du fleuve et un peu plus loin derrière du tabac

Cette plante recouverte de la rosée du matin.

La circulation se densifie

En fin d'après midi nous nous arrêterons au village pour admirer la forêt de baobabs qui se trouve derrière.

Le soleil commence à décliner il faut rentrer rapidement et au retour de notre balade un petit enfant viendra me prendre la main pendant la traversée de son village avec notre guide Manantsoa, tendre accompagnement.

Nous croisons les villageoises de retour de la vaisselle et de la charge du service d'eau.

Notre dernière soirée sur le fleuve nous offrira un tableau de magnifiques jeux d'ombres et de lumières...

pour finir avec un dégradé de couleurs comme seul le soleil couchant peut nous offrir...

avant d'aller dormir au son de la guitare de notre guide accompagnée des chœurs de nos amies accompagnatrices..

Jour 6 le 09 Mai : Fin de la navigation, débarquement à Belo sur Tsiribihina et 4 heures de pistes sur la RN18 pour rejoindre Bekopaka.

Devant un relief plus doux, le cours de la rivière s’élargit et se perd dans son lit de sable. L’activité fluviale s’anime et annonce l’arrivée quasi imminente à Belo-sur-Tsiribihina. 

Nous prendrons le temps de déjeuner. Notre Galloper qui nous a rejoint par la route est garé sur la place pendant que d'autres 4x4 débarquent.

Pour effectuer les 110 km de piste difficile, longue et sauvage jusqu'à Bekopaka on roule en convoi de 4x4 pour la sécurité et l'entraide et bien sûr toujours de jour. Il faudra 4 heures 30 pour effectuer ce trajet.

Nous traverserons quelques villages avant le passage par bac de la rivière Manambolo à la tombée de nuit. Et pour finir cette journée bien remplie sur la route de l'hôtel, Manantsoa avec son oeil de Lynx nous dénichera un des animaux endémiques de Madagascar un caméléon, exercice qu'il renouvellera souvent au cours du périple.

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