Jour 14 : La dernière partie de bord de mer jusqu'à Mangily
Comme presque tous les jours nous sommes levés à l'aube pour profiter de nos journées particulièrement lorsqu'on emprunte des pistes comme aujourd'hui. C'est d'ailleurs notre dernier jour de piste en bord de mer.
Nous pouvons profiter du lever de soleil qui commence à embraser l’horizon.
Il a bien rendez-vous avec la lune "La lune est là, la lune est là ..."
Et surtout prendre le temps d'un solide petit déjeuner pour entamer cette journée.
Aujourd’hui notre itinéraire longera pour la dernière lois la côte du canal du Mozambique. Nous traverseront une immense forêt d’épineux surplombé de baobabs ainsi que des villages de pêcheurs façonnent les paysages. Ce sera 4 heures de "vues sur mer", l'occasion de multiples pauses photos.
Bien visible à l’horizon la barrière de corail, c'est là que les pêcheurs lancent leurs filets. Les marées sont importantes dans cette région et elles contraignent les pirogues à regagner la côte avant le retrait de la mer.


L'ouest de Madagascar manque cruellement d'infrastructures et les circuits courts de l'économie locale sont visibles sur les routes par les activités de transports de marchandises à la seule force humaine ou animale comme ces porteuses d'eau souriantes malgré les bidons de 25 litres d'eau bien en équilibre sur leurs têtes.
C'est le cas aussi de cette porteuse de bois, combustible indispensable à la vie quotidienne.
Et au bout du chemin l'incontournable marché pour se nourrir et échanger.
Le soleil est au zénith, les coins d’ombre sont recherchés par cette petite famille.

C'est l'heure de la pêche pour de nombreux enfants à le recherche de coquillages, crabes ou poulpes.
La mer s’est retirée et a laissé la place aux pêcheurs à pied.
Un intermède beauté avec ce masque qui recouvre le visage de nombreuses femmes et dont le nom Masonjoany est celui de l’arbre qui sert à confectionner l'onguent utilisé.
Les coiffures joliment tressées sont visibles partout quelque soit l'activité et l'âge des femmes.
La piste se termine ici, mais pas une seule fois nous avons subit ces trajets comme une contrainte. Les beaux espaces vierges se méritent et cette côte est splendide, un Eden de sable et de mer baigné de lumière. Le changement est brutal avec le retour sur le bitume de la RN9.
Avec la route on retrouve l'animation des échoppes et des commerces ambulants.
Nous arrivons rapidement à Mangily et au Bamboo Club, note gite pour deux nuits dans ce joli et spacieux bungalow non loin d'une belle piscine à débordement.
Séjour au calme et au milieu d’une belle végétation au bord d'une baie de sable blanc.
Nous déjeunerons chez Daniel sur la plage à la fois hôtelier restaurateur, piroguier, organisateur de sorties... Toute sa famille est mise à contribution pour organiser les activités qu’il propose .
C’est Franck son fils qui nous accompagnera durant ces deux jours, tout d’abord avec une visite à la réserve Reniala , un arboretum et sentier botanique de beau spécimen de baobab dont le plus gros fait 13 m de circonférence.
Nous allons ensuite au village des tortues, centre créé en 2005 pour
protéger ces tortues araignées et radiée deux espèces menacées par des
trafics, souvent recueillies aux douanes d’aéroport.
Elles sont placées
dans de nombreux enclos et nurseries, pour être soignées, nourries, et
élevées, avant d’être relâchées dans leur milieu naturel, il y a en moyenne
5000 spécimens sur place.
C’est décidé à partir de maintenant nous ne nous déplacerons qu'avec la traction animale.
Pour plus d’autonomie Alain s’est empressé de passer son permis de conduire le char à zébus
Trop fort il l’a eu du premier coup .
Les derniers rayons du soleil guident nos pas vers la plage.
Avec la mer pour nous tous seul
Et pour une fois je ne resterai pas derrière mon appareil photo.



























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