Jour 12: Manja -Morombe
Après une nuit à Manja, village étape, un seul hôtel mais une halte obligatoire entre Morombe et Belo-sur-Mer compte tenu de l’état de la piste.
Tous les matins nous partons tôt mais avant de partir dans une voiture rutilante, nos deux compagnons de voyage sont déjà à l'oeuvre pour astiquer le 4x4 avec minutie et réaliser aussi une inspection mécanique, c’est très agréable et rassurant.
Une belle surprise nous attend dès la sortie de Manja, une partie de la piste, la nationale 9 que nous devrons prendre est en cours de réhabilitation et se transforme en une vraie route construite par les chinois, soit une soixantaine de km qui vont nous faire gagner du temps.
Un projet pour relier le nord et le sud, prévu depuis longtemps auquel les malagasys ne croyaient plus.
Un vrai suspens pour cette course contre la montre avant l'arrivée du scraper, sauvetage réussi d'un caméléon par Manantsoa très attentionné. Il n’a pas été prévu de tunnel pour le passage de ces petites bêtes.
Et comme à l'accoutumée sur les pistes et les routes nous croisons les inévitables charrettes à Zébu et les piétons
Ces baobabs ont été épargnés.
Du plus jeune au plus ancien, tout le monde s’active/ lessive, vente de la pêche de la nuit, la recherche de l’eau.
Nous arrivons au bord du fleuve Mangoky que nous allons traverser sur un bac à Bevoay et nous n’en croyons pas nos yeux.
Le bac est tiré, poussé, dirigé par des jeunes gens à l’aide de cordes et de perches. Ils dirigent la plateforme de l’eau jusqu’à la poitrine, entre les bancs de sable, nous sommes impressionnés.
La construction d’un pont est en projet car en période de pluie le bac ne traverse plus le fleuve et la région est enclavée, plus d’échanges commerciaux avec le reste de l’île et une pauvreté accrue.
Nous mettrons 1h30 pour faire la traversée avec la contribution d’une trentaine de jeunes gens.
Et nous repartons sur une piste sablonneuse qui nous mène à une belle concentration de baobabs en fleurs pour certain.
La mer n’est plus très loin et ces plantes en bord de piste nous montre la direction. Ce sont des didiéréacées appelées aussi arbres pieuvres et pour cause.
Arrivée à Morombe même environnement qu'à Belo, palissades pour quadriller les rues de sable.
Morombe est une localité très isolée son nom signifie "la grande plage" notre hôtel donne sur cette plage.
Il nous suffit de pousser une porte pour se retrouver sur la grande plage pour une baignade bienvenue après cette journée de piste.
C'est l'heure du retour de pêche et l'occasion de regarder les embarcations avec un fond de soleil couchant avant d'aller diner au resto du village tenu par un expatrié qui se distingue par sa ressemblance avec Michel Galabru mais plus encore par un bon plat de poisson.














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