Jour 4 et 5: La route des hautes terres jusqu'aux portes du fleuve Tsiribihina
Le programme des 10 jours suivants nous conduira jusqu'à la grande ville de Tuléar la plus au sud de notre périple soit plusieurs centaines de kilomètres pratiquement tout sur des pistes de terre, dans une des régions les plus sauvages de l'ile.
Aujourd'hui nous emprunterons la RN34 pour rejoindre Miandrivazo où nous passerons la nuit.
Tache vitale pour la réussite de notre périple la bonne organisation du chargement du véhicule dont nous allons prendre aussi la mesure du confort pour la protection du bas du dos au cours de ce long voyage. Le constat de cette journée sera qu'il est bon pour le service.
Nous allons rouler sur la dernière route goudronnée de cette région du centre-ouest de l'île, la RN 34.
Un passage aux bains de la source d'eau chaude d'origine volcanique du Ranomafana. Une bonne entrée en matière pour affronter les kilomètres en toute sérénité.
C'est parti pour profiter des paysages de la haute terre de l’Ouest riche en couleurs et variés. Ici la culture du riz.
Le battage manuel pour récupérer les grains, un gros travail
Et maintenant le riz sèche sur la route même.
Arrivée à la nuit tombée à Miandrivazo où nous passerons la nuit.
De la ville la plus froide, Antsirabe à la ville la plus chaude de Madagascar, contraste garanti.
Arrivés à 17h30 c'est l'heure où le soleil se couche dans les tropiques (ici celui du Capricorne) pour se lever à 6 heures tous les jours. Michelle ne veux pas rater celui-ci.
Jour 4 le 7 mai : La piste pour embarquer à Masiakampy pour trois jours de descente de la Tsiribihina.
Petit déjeuner à Miandrivazo devant la plaine avant notre départ pour Masiakampy située à 35Km.
Première expérience des pistes Malagasy.
Après 20 km de route goudronnée et 15 km de piste, arrivée au village.
La traversée du village de Masiakampy
Nous sommes pratiquement les premiers touristes depuis deux ans, accueillis avec intérêt par les enfants à l'enthousiasme parfois un peu débordant, c'est l'effervescence autour des chalands et des barques à moteur.
Avant le départ présentation de l'équipe, le skipper Leda, le cuisinier Lutin et son aide Hanita, deux matelots Jean et Todi qui révèlera ses grands talents de chanteur guitarise et deux stagiaires en formation, une équipe très unie.
Il faudra donc pousser le chaland pour passer les bancs de sables.
Beaucoup d'enfants nous sourient au passage de la "Sirène".
Nous croisons quelques chalands qui remontent le fleuve.
Puis le fleuve s'élargit découvrant de belles perspectives
Nos premières forêts de baobab
Souvent les pirogues avec passagers et bagages qui traversent le fleuve.
Et de nouveaux des habitants des rives qui repiquent les plants de riz .
Peu à peu le fleuve nous insuffle son rythme lent, régulier, apaisant au bruit ronronnant du diesel qui donne le tempo. Nous prenons le temps d'observer les mouvements, les changements de couleurs, les bruits en provenance des berges ou de la surface de l'eau tout en appréciant les odeurs et les battements de la vie animale et humaine. On ressent l'instant présent, mélange d'immobilité du chaland et d'animation.
Michelle nous fait partager ces moments avec ses images comme ici avec le premier crocodile aperçu attendant sa proie, ce n'est pas le moment de faire trempette.
Vue de côté
Mais aussi de face, prêt à accueillir leurs proies la gueule ouverte.
Les oiseaux sont omniprésents comme ces aigrettes en grand nombre prenant la pose.
Ou bien en sentinelles sur leurs promontoires
Ou encore plus près de leur garde-manger sur cet îlot artificiel fait de bois charriés par le fleuve.
Mais ils ne sont pas seuls à guetter les poissons voici le milan à bec jaune et aux redoutables griffes .
Nous ne sommes pas seuls sur l'eau cette artère de vie des gens du fleuve, les Sakalavas dont le nom signifie littéralement, les hommes de la vallée.
Petits et grands sont à l'aise dans ces étroites pirogues.
Aux émotions des rencontres succèdent les moments de détente et de bien être, en premier lieu les repas toujours copieux et bien présentés, que du bonheur pour le palais.
Nous bivouaquerons sur la rive, sur une grande plage de sable juste avant la cascade d’Anosin’ampela un point fort de cette descente.
En danses et en chansons..
Laissez vous emporter par cette superbe chanson malagasy composée et interprétée par notre matelot chanteur qui raconte sa propre histoire, sa rencontre avec sa femme et la venue de sa petite fille, Emotion garantie, larme à l'oeil pour Michelle.


































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