08 mai 2022

3, 4 et 5 Mai: Arrivée à Antananarivo, la N7 route des hauts plateaux pour Antsirabe

Jour 1 le 3 Mai: Arrivée à Antananarivo de nuit 

 Onze heures de vol nous ne sommes plus à quelques heures près après deux ans d'attente pour quitter l'aéroport.

Notre chambre tropicale nous met de suite dans l'ambiance 

 Jour 2 le 4 Mai : La route pour Antsirabe

Le petit déjeuner continental pris, nous quittons la capitale profitant des premiers contacts avec notre chauffeur Papouse et notre guide Manantsoa pour prendre la route escarpée des hauts plateaux du Vakinankaratra sur la RN7 en direction de la ville thermale d’Antsirabe située à 170km de Tana.

Nous mettrons une bonne partie de la journée à parcourir les 170 km, nous plongeant subitement dans la réalité de la vie Malagasy .

De magnifiques paysages, mariant couleur des verts aux ocres des rizières en terrasses magnifiquement travaillées entourées de grandes collines et au milieu les Malagasy affairés à ramasser la première des trois récoltes de l'année.

Manantsoa nous détaille les trois façons de cultiver le riz, base de l'alimentation Malagasy en fonction de la nature du terrain.

S'échelonnent le long de la nationale 7, épine dorsale des communications de l'île, les marchands ambulants, proposant les articles de l'artisanat local, voitures en bois et instruments de musique miniatures.

Et aussi des marchandes de fruits et légumes de cette région, centre de la production maraichère du pays, ici pour goûter de juteuses goyaves ou kakis.

Des  artisans débrouillards et courageux dans l'atelier de forge d'aluminium.

Nous découvrons le travail de forçat des ouvriers et artisans dans des conditions dignes des fabriques du 19ème siècle pour des salaires de misère de quelques dizaines d'euros par mois. 

Avec de l'aluminium de récupération, pieds nus à verser de l'aluminium en fusion, dans un brouillard de poussières, sans masques ni gants et à un rythme rapide pour produire articles de ménage et décorations, dure, dure  réalité.

La pause déjeuner est bienvenue dans une maison qui fait gîte .

Nous terminons cette étape comme nous l'avons commencée sur la Nationale 7.

Jour 3 le 5 Mai: La région d'Antsirabe,
les lacs Andraikiba et le petit bijoux du Tritriva 

Des voix puissantes chantant en cœur à 6h du matin nous tirent de notre sommeil. De la fenêtre nous apercevons des militaires qui effectuent un footing cadencé par les chants, de facture plutôt agréable à l'oreille.

La salle de petit déjeuner composé d'un copieux buffet est un peu vide de touristes, qui comme nous le confiera le chauffeur d'un mécène d'écoles privés allemand à côté de nous, est très heureux de voir les premiers touristes de retour dans son pays.

Des artisans locaux imaginatifs et réputés dans le pays.

D'abord chez la fabricant de vélos miniatures et plein d'autres articles tous plus créatifs les uns que les autres fabriqués à partir de matériaux de récupération, fer blanc de boites de conserves, fil de pêche en nylon, gaines de câbles de vélo etc... Voyez à l'œuvre la dextérité du Mac Gyver de la fabrication de miniatures.


Puis juste à côté un atelier de fabrication d'articles à base de cornes de Zébu, cet animal emblématique de l'île dont on récupère tous les morceaux. Bijoux, peigne, jeux d'échec….Nous assisterons à la réalisation de toutes les phases de production dont tous les éléments nécessaires, outils et consommables sont en majeure partie le fruit de l'ingéniosité des artisans, poudre de polissage, disque de coupe, matrices de forme etc...

La découverte des lacs Tritriva et d'Andraikiba sur les hauteurs d'Antsirabe sera l'objet de notre première balade.

Balade autour de ce petit bijou de lac d'origine volcanique.

Une petite pose devant cet écran de verdure.

Direction le 2ème lac, plus bas lieu de pique nique du week-end et base nautique pour les habitants d'Antsirabe.

Retour à la ville avec ses beaux restes de bâtiments du passé colonial, ici l'hôtel des termes.

La fin de l'après midi sera consacré à la préparation du repas de ce soir chez Elodie et Manantsoa nos organisateurs du circuit qui nous ont gentiment convié dans la nouvelle maison qu'ils viennent de louer. La construction de celle-ci vient à peine d'être finie.

Détour donc par le  grand marché d'Antsirabe le 2ème plus grand marché couvert d'Afrique, pour acheter les ingrédients d'un plat typiquement Malagasy  haricots, brèdes, pois chiches, pirina (petits poissons de rivière).

On prendra le pousse/pousse, moyen le plus pratique pour se rendre chez Elodie et Manantsoa. Dans les montées nous nous sentons un peu coupables de nous faire trainer. C'est dur, dur pour ces hommes qui survivent avec ce métier mais ils ont besoin de sous pas de commisération surtout dans la situation actuelle en manque de touristes comme nous le rappelle Elodie qui nous accompagne.

La participation à la préparation du repas est l'occasion d'en connaître un peu plus sur les plats malagasy.

Ce sera l'occasion d'aller un peu plus loin dans la connaissance de la vie quotidienne de nos hôtes, de connaître leurs difficultés pour se loger, à assurer le quotidien comme pour la plupart des habitants, rendu plus compliqué encore par l'épisode Covid, les contraintes sociales pour s'installer pour un jeune couple, les déficiences de l'état en matière de protection sociale, les incohérences des règles administratives et bien d'autres choses encore. Nous percevons aussi chez eux comme chez beaucoup de Malagasy cette volonté de s'en sortir sans s'apitoyer sur leur sort.



Pour clore cette superbe journée, place à la dégustation des mets sur la natte.

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